La vente de “SOUP JOUMOU” au jour de l’indépendance, un sacrilège!

(TripFoumi Enfo) – Si dans beaucoup de pays le 1er janvier est considéré comme un simple jour qui symbolise une nouvelle année où les gens en profitent pour se reposer après les festivités, dans d’autres par contre c’est la plus grande fête de l’année. En Haïti, c’est le jour de l’indépendance et une occasion idéale pour se regrouper en famille ou entre amis et déguster le fameux repas “SOUP JOUMOU”. Soupe au Giraumon… Un plat traditionnel qui représente toute l’histoire du pays.

Pour certains chercheurs, avant la proclamation de l’indépendance d’Haïti le premier janvier 1804, la soupe joumou était servie uniquement aux maîtres des plantations, les colons français. Elle représentait un idéal inaccessible aux esclaves, malgré le fait qu’ils étaient les seuls à semer et cultiver ce précieux fruit.

La valeur historique et politique qui entoure cette soupe en Haïti vient du fait qu’au jour de l’indépendance du pays, le premier janvier 1804, Marie Claire Heureuse, la femme de Jean Jacques Dessalines, en autorisa la consommation générale aux anciens esclaves comme aux passants dans le but de montrer au monde entier et particulièrement à la France que, Haïti était devenue libre et indépendante.

Marie Claire Heureuse Félicité Bonheur a ainsi exigé la préparation de cette soupe en grande quantité, afin que tout le monde puisse en manger. Elle en a même donné l’exemple. A son époque, explique Bayyinah Bello, du premier au sept janvier de chaque année, des « drums » étaient placés à chaque carrefour de six heures du matin à six heures du soir. Sa séparation était une obligation, de même que sa distribution entre voisins. Ce principe de partage est la base de la fondation de la nation, selon professeure Bello.


 

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